« Apprendre une seconde langue, il n’est pas trop tôt ! » titre le magazine Bébé nature
Le bilinguisme est un jeu d’enfant, à condition de l’initier dès son plus jeune âge.3, 4, 5 ans ? Plus tôt même ! Découvrez les bienfaits d’un enseignement précoce. Par Christelle Mosca-Ferrazza.
Bien qu’en France aucune étude n’ait véritablement été menée sur le sujet, tout le monde connaît l’intérêt d’un apprentissage précoce des langues étrangères grâce aux universités nord-américaines. Pourquoi les petits ont-ils plus de facilité que les adultes à assimiler un nouveau parler ? Tout est question d’audition : pour parler parfaitement une langue, il faut l’avoir correctement entendu. Et en matière de perception auditive exceptionnelle, les bébés battent les plus grands à plates coutures ! Malheureusement, ça ne dure pas…
Une oreille fine
Chaque langue possède ses propres rythmes et musicalité. A la naissance, les bébés
entendent tous les sons de toutes les langues, les mots étant d’abord pour eux une structure rythmique. Ils sont donc aptes à les parler toutes. Dès l’âge de 1 an, une déperdition de la capacité auditive s’opère car le cerveau se concentre sur les sons utiles dans l’environnement de l’enfant. Aussi, un bébé qui n’est exposé qu’à une seule langue perd-il progressivement sa capacité à entendre les sons des autres. Les scientifiques en concluent que tout apprentissage effectué avant 3 ans est excellent.
Jusqu’à 7 ans, l’enfant reste très curieux et apprend énormément de la via le jeu. Il s’y donne d’ailleurs à fond, ne connaissant aucune inhibition qui l’empêcherait de prononcer parfaitement son nouvel accent. Au-delà de cet âge, l’acquisition des langues ne s’effectue plus naturellement : le raisonnement devient cérébral avec beaucoup d’allers-retours entre la langue maternelle et la seconde, un frein à l’apprentissage.
Des ateliers ludiques
S’il n’a pas la chance de baigner dans un foyer bilingue ou si aucun membre de votre famille ne maîtrise parfaitement une seconde langue pour la lui enseigner, inscrivez-le dans une association spécialisée. A travers des ateliers ludiques, adaptés à son âge, il s’initiera progressivement à une seconde langue. Pas d’inquiétude, il ne s’agit pas de lui faire prendre des leçons d’anglais telles que vous les connaissiez, dès son entrée en crèche. Vous constaterez que ces ateliers linguistiques pour bambins sont d’avantage des instants d’échanges et d’animations… en langue étrangère.
Ensuite, à la maison, il n’est pas indispensable de relayer l’enseignement des ateliers. Même si rien ne vous empêche de diffuser des chansons ou des dessins animés dans cette langue. Il est prouvé que placer un enfant devant une télé en langue étrangère ne permettait pas d’apprendre celle-ci ; l’entretenir, peut être. Mais de toutes les façons, ne vous obligez jamais à parler une autre langue. L’enfant sentirait que ce n’est pas spontané et n’en tirerait aucun bénéfice : le plaisir étant l’élément indispensable pour apprendre une seconde langue facilement.
Enfin, sachez que la régularité d’exposition à une langue demeure un critère important de sa bonne assimilation. Ainsi, une fréquence de trois fois par semaine est-elle idéale. Cela peut se traduire par un atelier au sein de l’association, une heure passée en compagnie d’une amie bilingue ou d’une pause récréative en chansons.
Des entreprises et associations à la pointe
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Baby-speaking : Avec en poche le prix du concours européens de l’entreprise innovante 2009, cette jeune entreprise créée en janvier 2009 propose des gardes d’enfants et ateliers linguistiques en anglais, espagnol, allemand, chinois… En bref, une entreprise qui fonctionne à la demande. Les intervenants de langue maternelle sont sélectionnés et formés à une méthode d’apprentissage mise en place par des experts en acquisition du langage (Maria Kihlstedt et John Herbstritt). Garde régulière à la sortie de l’école, mercredis, soirée, vacances… Une immersion à la carte !
A partir de 12 € de l’heure après déduction fiscale, possibilité de régler en chèques emploi-service (Cesu).
Le saviez-vous ?
Il est prouvé que les enfants évoluant dans un bilinguisme à la maison, accèdent encore plus facilement à une troisième langue. Car s’exposer à un deuxième parler tout petit donne une capacité d’apprentissage qui est transférable à une autre langue. Ne dit-on pas d’ailleurs que plus on connaît de langues, plus il est facile d’en apprendre de nouvelles ?
Bébé nature, avril-mai 2010